Le jour où la grue arrive, on pose un bâtiment modulaire en une journée, deux au maximum. Mais ce jour-là se prépare des semaines à l’avance. Chez BMS MODUL, que l’on transfère une base vie ou que l’on livre des modules reconditionnés, on voit toujours le même schéma : quand un chantier coince, le problème est né bien avant la livraison. Un dossier d’urbanisme déposé trop tard, un sol qu’on n’a pas étudié, une arrivée d’eau à deux mètres du bon endroit.
On a donc repris l’installation d’un bâtiment modulaire dans l’ordre où on la vit sur le terrain.
Avant l’installation d’un bâtiment modulaire : le projet et les autorisations
Partir de l’usage
On ne dimensionne pas une base vie comme une salle de classe ou des vestiaires. L’usage décide de la surface, du nombre de modules, des sanitaires et de l’électricité qu’il faudra prévoir, et donc de l’endroit où le bâtiment ira sur la parcelle. À ce stade, on regarde aussi l’orientation, la distance avec les limites de propriété et le chemin que prendra le camion. On a déjà vu des implantations dessinées sur plan qu’il a fallu décaler parce que le convoi ne pouvait pas y arriver.
Les autorisations d’urbanisme
En France, une construction nouvelle de plus de 20 m² demande en principe un permis de construire, et une déclaration préalable suffit entre 5 et 20 m². Le fait qu’un module se démonte ne change rien à ces seuils.
Les constructions temporaires bénéficient d’une dispense. Si le bâtiment reste moins de trois mois, aucune formalité n’est demandée. Un bâtiment de chantier peut rester le temps du chantier, une classe provisoire le temps de l’année scolaire, et une installation liée à une manifestation culturelle, commerciale, touristique ou sportive jusqu’à un an.
Cette dispense a des limites qu’on rappelle souvent à nos clients. Dans certains espaces protégés, la durée autorisée est plus courte, et un site classé peut demander une autorisation spéciale. Le juge, lui, regarde ce qu’on fait vraiment du bâtiment : il a déjà refusé la dispense à des bureaux présentés comme temporaires. Le plus simple est de passer au service urbanisme de la mairie avant de commander. En Belgique, les règles dépendent de la région, et la commune reste le premier interlocuteur. Notre guide sur la législation des bâtiments modulaires entre dans le détail.
L’étude de sol
Beaucoup de clients voudraient s’en passer, et on les comprend, parce qu’elle coûte de l’argent sans rien laisser de visible. Pourtant, un module repose sur quelques appuis qui concentrent tout son poids, et l’étude de sol dit si le terrain peut les supporter sans bouger. Quand ce n’est pas le cas, les tassements arrivent quelques mois après la pose, avec des portes qui frottent et des jonctions qui s’ouvrent entre modules.
Préparer le terrain : fondations, accès et réseaux
Selon le sol, le poids des modules et la durée d’installation, on part sur des plots béton, des longrines ou une dalle. Dans tous les cas, les fondations doivent être parfaitement de niveau, parce que les modules s’alignent dessus et que le moindre écart se voit au moment de les assembler.
Il faut aussi que le camion et la grue puissent accéder au terrain et s’y installer. On vérifie la largeur du portail, la pente, l’état du chemin après la pluie, et on repère les lignes électriques aériennes et les arbres qui gêneraient la flèche. La grue elle-même a besoin d’un sol solide sous ses stabilisateurs, sa capacité de levage en dépend.
Les réseaux d’eau, d’électricité et d’évacuation doivent arriver en attente à l’emplacement des modules avant la pose. Sur les opérations importantes, c’est au maître d’ouvrage de réaliser les voies et réseaux divers avant le démarrage des travaux.
Le jour J : livraison et pose d’un bâtiment modulaire
Le transport
La plupart des modules que nous reconditionnons mesurent 12 m sur 3. Comme la largeur normale d’un véhicule sur la route est limitée à 2,55 m, ils partent en transport exceptionnel. Les démarches varient selon les dimensions, le poids total du convoi et l’itinéraire, et c’est le transporteur qui s’en occupe. Si le camion ou la grue doit se garer sur la voie publique, il faut prévoir une autorisation de la mairie.
Le levage
On élingue le module, on l’accroche au palonnier, puis la grue le pose sur ses appuis dans l’ordre du plan d’assemblage. Le poids du palonnier et des élingues s’ajoute à celui du module dans le calcul de la charge. La zone est balisée et personne ne passe sous un module suspendu.
Le vent est souvent ce qui décide de la journée. Un module a beaucoup de surface pour son poids et il prend le vent comme une voile. La vitesse maximale dépend de la grue, de sa configuration, du module levé et de ce que prévoit le constructeur, donc il n’existe pas de seuil valable partout. C’est le grutier qui décide. On garde en général une journée de marge dans le planning pour ne jamais forcer une pose.
Pour travailler sur les toits, que ce soit pour l’étanchéité ou les raccordements, il faut un accès sécurisé et une protection collective comme un garde-corps.
Mise à niveau et assemblage
Une fois posés, les modules sont calés, remis à niveau et reliés entre eux. On traite ensuite les jonctions, et c’est un travail qu’on ne bâcle pas : couvre-joints sur les façades, étanchéité continue sur la toiture (nous utilisons des membranes EPDM), raccords des planchers et des plafonds à l’intérieur. C’est ce qui rend le bâtiment étanche à l’eau et à l’air.
Après la pose : raccordements, finitions et réception
Les branchements à l’électricité, à l’eau et aux évacuations sont faits par des professionnels qualifiés. Pour l’électricité, le décret n° 72-1120 du 14 décembre 1972 liste les cas où il faut une attestation de conformité, rédigée par l’installateur et visée par le Consuel, par exemple pour une installation nouvelle avant qu’elle soit raccordée au réseau public. L’électricien saura vous dire si votre projet entre dans ces cas.
On termine par les escaliers, les rampes, les garde-corps et l’habillage du soubassement. Si le bâtiment accueille du public, les règles d’accessibilité s’appliquent, en particulier pour la rampe et les portes.
Avant de signer la réception, on fait le tour avec le client pour tester les équipements, vérifier les jonctions et comparer avec les plans. Les réserves se notent par écrit, sinon elles sont difficiles à faire valoir quelques semaines plus tard. Si le projet a eu un permis de construire, il reste à déposer en mairie la déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux.
Sur le terrain : deux chantiers BMS MODUL
En Île-de-France, nous avons déplacé une base vie de 300 m² d’un site à un autre. Il a fallu couper l’électricité, démonter les modules, les lever, les transporter, les reposer puis tout rebrancher sur le nouveau terrain. Ce chantier montre bien qu’installer un bâtiment modulaire réemployé reprend toutes les étapes d’une première installation, avec un démontage en plus qui demande autant de rigueur.
Dans les Hauts-de-France, une entreprise de l’agroalimentaire cherchait des vestiaires, des sanitaires et une salle de pause pour ses équipes, avec un budget limité. Nous lui avons proposé des modules de 12 × 3 m reconditionnés au lieu de modules neufs, aménagés d’après son cahier des charges.
Délai d’installation d’un bâtiment modulaire : ce qui le fait varier
C’est la question qu’on nous pose le plus souvent, et la pose est rarement ce qui prend du temps. Le délai dépend surtout de l’instruction du dossier d’urbanisme, de la préparation du terrain et du reconditionnement des modules, puis du nombre de modules, des raccordements et des finitions. Un projet dont l’autorisation arrive tôt et dont le terrain est prêt le jour de la livraison tient son planning sans difficulté.
Les étapes de l’installation d’un bâtiment modulaire en un coup d’œil
| Étape | Qui s’en charge | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Usage et implantation | Porteur du projet | Distances, orientation, accès |
| Autorisations | Porteur du projet | Surface, usage réel, durée |
| Étude de sol | Bureau d’études | Portance du terrain |
| Fondations | Entreprise de travaux | Niveau parfait |
| Accès et réseaux | Porteur du projet et entreprises | Portail, pente, lignes aériennes |
| Transport | Transporteur | Formalités du convoi, voirie |
| Levage et pose | Fournisseur et grutier | Vent, zone balisée |
| Assemblage | Fournisseur | Étanchéité des jonctions |
| Raccordements | Professionnels qualifiés | Attestation de conformité |
| Accès et finitions | Fournisseur ou entreprises | Accessibilité si ERP |
| Réception | Porteur du projet | Réserves écrites |
Les erreurs qui coûtent le plus cher
L’erreur qu’on voit le plus souvent, c’est de commander les modules avant d’avoir l’autorisation d’urbanisme. Si le dossier est refusé, le client se retrouve avec des modules qu’il ne peut installer nulle part. Ensuite, il y a ceux qui comptent sur la dispense des constructions temporaires sans avoir vérifié qu’elle s’applique, alors que tout dépend de la durée, de l’usage et de l’endroit. On voit aussi des plannings sans aucune marge pour la météo, qui obligent à lever par vent limite. Et enfin des réceptions signées sans réserve écrite.
Questions fréquentes
Peut-on installer un bâtiment modulaire sans fondations ?
Pour quelques mois, des plots ou des cales peuvent suffire si le sol et le poids des modules le permettent. Pour une installation qui doit durer, il faut de vraies fondations, choisies d’après l’étude de sol.
Qui s’occupe de la pose d’un bâtiment modulaire ?
En général, le fournisseur des modules s’occupe de la livraison, du levage et de l’assemblage. Les fondations, les réseaux et une partie des raccordements peuvent être confiés à d’autres entreprises, c’est pour ça que le devis doit indiquer clairement qui fait quoi.
Un bâtiment modulaire installé peut-il être déplacé ?
Oui, on le démonte, on le transporte et on le remonte ailleurs, comme pour la base vie de 300 m² dont on parle plus haut. C’est ce qui permet de le réutiliser au lieu de le démolir.
BMS MODUL : réemploi, reconditionnement et installation de bâtiments modulaires
BMS MODUL ne construit pas de bâtiments neufs, notre métier est le réemploi. Nous rachetons d’anciens bâtiments modulaires, bases vie et bungalows, nous les démontons et nous les reconditionnons. On garde la structure et la charpente, et on refait le reste selon le projet, qu’il s’agisse de l’isolation, des panneaux, des sols, de l’électricité, de la plomberie, des sanitaires, des menuiseries ou du chauffage.
Nous faisons aussi le transfert de modules d’un site à un autre, la location et l’installation chez nos clients, en France et en Belgique. Nous n’avons pas de catalogue : chaque bâtiment est préparé à la demande, selon le cahier des charges du client. Le raccordement au réseau public reste à la charge du gestionnaire de réseau, et nos devis précisent ce que nous faisons et ce qui revient aux autres entreprises.
Une installation rapide quand le terrain est prêt
La pose d’un bâtiment modulaire va vite, à condition que l’autorisation soit obtenue, que les fondations soient de niveau, que le camion puisse accéder au terrain et que les réseaux soient en attente. Le reste se règle avec un devis clair et une réception faite sérieusement.
Vous préparez l’installation d’un bâtiment modulaire ? Décrivez-nous votre projet et nous vous enverrons un devis détaillé.



